Dieu et la star’ac, ou le pourquoi de mes rudes chroniques.

En zappant dernièrement devant ma télévision, je suis arrivé par hasard sur un dialogue entre une jeune fille, candidate au jeu de la Star’ac, et un membre du jury. Dans ma vie, je n’ai pas du regarder plus de trois minutes cette émission ni aucune autre d’un même tonneau.

Seul un mot entendu a attiré mon attention, le juré a évoqué la ” transversalité “, thème et concept entendu en étude biblique, symbolisé par le bras horizontal de la Croix, et image d’une humanité se préoccupant mutuellement les uns des autres, interdépendante, et bras horizontal qui représente la co-responsabilité que nous avons envers nos prochains dans notre monde, à titre collectif et individuel.

Mal m’en a pris d’espérer car la suite fut une catastrophe. Cette transversalité évoquée ne l’a été que pour contraindre et réduire la candidate au statut de pas grand chose sans espérance. Coiffeuse, elle ne participait à ce concours que pour espérer mieux, mais le juré, dont je n’ai aucune envie de me rappeler son nom, lui a affirmé qu’une coiffeuse serait toujours coiffeuse et ne pouvait prétendre a devenir chanteuse, pas d’espoir d’évolution, coiffeuse tu es, coiffeuse tu restes, un point c’est tout.

Quelle image misérable transmet cette émission de notre société ?
Dans quel monde vivons-nous ?
Quelle éthique et quel principe permet de juger une personne, définitivement, sans espoir d’évolution possible ?
Comment peut-on réduire un humain dans un statut immuable ?

J’ai entendu comme justificatif que la vie est dure et qu’il convient de préparer nos jeunes a ces difficultés. Mais ceci ne peut-il se faire que sans respect de la personne, qu’en niant tout amour humain réciproque, sans permettre ni promettre d’autres voies possibles, sans une possibilité de transcendance verticale, sans évolutivité d’un vieil Adam vers un être autre, fait d’amour et d’esprit ?

L’humanité a bien évolué depuis le néolithique, l’empire romain et le moyen age, mais il est des régressions qui font froid dans le dos, et le message d’amour dont nous sommes porteurs et dont nous nous devons d’être les témoins est de plus en plus nécessaire.

C’est pour combattre ces régressions que j’écris des chroniques.

Il m’est fait remarquer que mes chroniques sont parfois longues et difficiles d’accès, au vocabulaire et à la lecture compliqués, obligeant la re-lecture.
Ce n’est pas fait exprès, mais c’est volontaire.(il y a un distinguo entre les deux)

A trop décliner vers la simplicité, on y perd de l’intérêt.

Il y a certainement une part de vanité dans ce choix que j’ai fait, mais si je peux, par mes chroniques, attirer quelques personnes un peu au delà de là ou elles sont actuellement, (et je m’inclus aussi dans le lot par le travail que m’impose mes recherches), alors j’en serai heureux.

Si, par cette entraide réciproque par mes réflexions, application de la transversalité humaine, je peux éclairer quelques personnes et les attirer vers la transcendance et si ce troisième œil, cher a certains, peut être entrouvert, alors j’aurai atteint mon objectif.

Luc 11 : ” 33 – Personne n’allume une lampe pour la mettre dans un lieu caché ou sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière.
34 – Ton oeil est la lampe de ton corps. Lorsque ton oeil est en bon état, tout ton corps est éclairé; mais lorsque ton oeil est en mauvais état, ton corps est dans les ténèbres.
35 – Prends donc garde que la lumière qui est en toi ne soit ténèbres. ”

Et selon Rumi, penseur soufi du XIIIme siècle : ” Les lampes sont différentes mais la Lumière est la même “

Soyons plus homo sapiens que primates.




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